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TSMC dans la Terafab d'Elon Musk ? Des discussions, rien de confirmé

Selon Tim Culpan (2 octobre 2026), TSMC étudierait un rôle dans la Terafab de Tesla et SpaceX au Texas, projet de 16,8 Md$ au départ. Musk parle de simples discussions, TSMC ne commente pas : rien n'est signé.

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TSMC dans la Terafab d'Elon Musk ? Des discussions, rien de confirmé

Le 2 octobre 2026, le journaliste Tim Culpan a affirmé, dans sa lettre d'information Culpium (ouvre culpium.com dans un nouvel onglet), que TSMC étudie des moyens de travailler avec la Terafab, l'usine de puces que Tesla et SpaceX veulent bâtir au Texas. Le lendemain, Elon Musk a parlé sur X de simples discussions (ouvre x.com dans un nouvel onglet) qui pourraient aboutir. TSMC ne commente pas. À ce stade, c'est une information non confirmée : aucun accord n'est signé.

Info

Contrôle du 7 octobre 2026. Sources primaires lues : l'article de Tim Culpan sur Culpium (ouvre culpium.com dans un nouvel onglet) (partiellement payant), le communiqué du gouverneur du Texas sur la Terafab (ouvre gov.texas.gov dans un nouvel onglet) (6 août 2026). Presse : Tom's Hardware (ouvre tomshardware.com dans un nouvel onglet) (3 octobre), MacGeneration (ouvre macg.co dans un nouvel onglet), Reuters repris par US News (ouvre money.usnews.com dans un nouvel onglet) (30 septembre). Non confirmé : la forme d'un éventuel partenariat, le montant, le calendrier, et le lien entre le projet texan de TSMC et la Terafab. TSMC n'a fait aucune déclaration.

Ce qui a été rapporté

Selon Tim Culpan, qui cite des sources non nommées, deux montages seraient étudiés. Le plus probable : TSMC posséderait et exploiterait l'usine, tandis que SpaceX/Terafab y investirait, s'engagerait à acheter une partie de la production, ou les deux. L'autre : SpaceX resterait propriétaire majoritaire, et TSMC apporterait moins d'argent mais ses procédés de fabrication et son savoir-faire. Culpan précise lui-même que rien n'est signé.

Le 3 octobre, Musk a répondu sur X qu'il ne s'agissait que de discussions, mais que quelque chose pourrait en sortir, comme l'a relevé Tom's Hardware (ouvre tomshardware.com dans un nouvel onglet). Il confirme donc des échanges, pas un accord.

Ce récit s'ajoute à une autre information. Le 30 septembre, Reuters rapportait, d'après deux sources, que TSMC évalue un nouvel investissement au Texas, en plus des 265 milliards de dollars déjà promis en Arizona. Rien n'était décidé. Selon Bloomberg, cité par Quartz (ouvre qz.com dans un nouvel onglet), chaque usine coûterait au moins 20 milliards de dollars. TSMC n'y voit que des « rumeurs de marché ».

La Terafab, c'est quoi ?

Musk a lancé le projet en mars 2026. Le 6 août, le gouverneur du Texas (ouvre gov.texas.gov dans un nouvel onglet) a officialisé le site : le comté de Grimes, à une centaine de kilomètres de Houston. La première phase dépasse 16,8 milliards de dollars, pour 3 000 emplois et environ 9,3 millions de mètres carrés de bâtiments. L'idée : réunir sous un même toit la fabrication de puces logiques et de mémoire, leur assemblage (le « packaging ») et leurs tests. Selon MacGeneration, des documents de SpaceX évoquaient jusqu'à 119 milliards de dollars sur plusieurs phases.

Logo Terafab sur fond de pixels, avec les logos Tesla, xAI et SpaceX.

Crédit : Tesla / SpaceX, via Tom's Hardware (ouvre tomshardware.com dans un nouvel onglet), visuel officiel du projet.

Pourquoi produire ses propres puces ? Musk estime que l'industrie ne pourra pas fournir assez de calcul pour les robots Optimus, les Cybercab et les centres de données spatiaux de SpaceX, qui vient de mettre Starship en orbite. Aujourd'hui, Tesla dépend des autres. Selon Automotive World (ouvre automotiveworld.com dans un nouvel onglet), sa puce AI5 est fabriquée par Samsung et TSMC, et la future AI6 par Samsung. En avril, Musk avait aussi annoncé qu'Intel fournirait son procédé 14A.

Ce que TSMC gagnerait, et risquerait

Pour TSMC, un client capable de garantir d'énormes volumes rendrait un second campus américain plus facile à rentabiliser. En échange, le fondeur s'exposerait aux calendriers souvent glissants de Musk, et à un montage inédit s'il n'était qu'opérateur minoritaire. Pour Intel, seul partenaire nommé jusqu'ici, l'arrivée de TSMC pourrait réduire son rôle : son action a perdu environ 2 % après l'annonce, selon The Motley Fool (ouvre fool.com dans un nouvel onglet).

Analyse. Notre lecture. Construire une usine est une chose ; y produire des puces avancées avec un bon rendement en est une autre, et TSMC a des décennies d'avance. Associer TSMC ferait gagner du temps à Musk, mais affaiblirait l'idée d'une Terafab indépendante. Tant que TSMC se tait, il faut lire cette histoire comme une piste sérieuse, pas comme un fait acquis. Elle ne changera rien à court terme à la pénurie de mémoire qui fait grimper les prix.

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