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Starship atteint l’orbite et déploie 26 satellites Starlink V3

Le 28 septembre 2026, au 14e vol d’essai, Starship a atteint l’orbite et déployé 26 satellites Starlink V3. Deux moteurs coupés, vol écourté, vaisseau détruit après l’amerrissage : ce que ça change et ce qui reste à prouver.

Par 6 octobre 20264 min de lecture0 vues
Starship atteint l’orbite et déploie 26 satellites Starlink V3

C’était la semaine dernière : le 28 septembre 2026, Starship a atteint l’orbite pour la première fois. Lors de son quatorzième vol d’essai, la fusée géante de SpaceX a décollé de Starbase, au Texas, à 8 h 48 heure de New York (14 h 48 à Paris). Elle a déployé 26 satellites Starlink de troisième génération (V3), avec lesquels SpaceX dit avoir établi le contact. Le vol a toutefois été raccourci après deux arrêts de moteur.

Info

Contrôle du 6 octobre 2026. Sources lues : Astronomy (ouvre astronomy.com dans un nouvel onglet), SpacePolicyOnline (ouvre spacepolicyonline.com dans un nouvel onglet), Spaceflight Now (ouvre spaceflightnow.com dans un nouvel onglet), Wikipédia (en anglais) (ouvre en.wikipedia.org dans un nouvel onglet), Fox Weather (ouvre foxweather.com dans un nouvel onglet), Converge Digest (ouvre convergedigest.com dans un nouvel onglet). La page de mission de SpaceX n’a pas pu être lue. Non confirmé à cette date : la date du vol 15 et l’effet concret des satellites V3 sur l’offre Starlink en France.

Ce qui s’est passé

Le lanceur se compose d’un premier étage, le booster Super Heavy, et du vaisseau Starship. Selon SpacePolicyOnline (ouvre spacepolicyonline.com dans un nouvel onglet), le booster a perdu un de ses 33 moteurs peu après le décollage, sans conséquence. Le vaisseau a coupé l’un de ses trois moteurs Raptor « Vacuum », conçus pour le vide, pendant la montée. SpaceX a malgré tout choisi de poursuivre vers l’orbite, autour de 270 km d’altitude.

Les 26 satellites ont été largués en une trentaine de minutes. Trois d’entre eux portaient des caméras pour filmer le bouclier thermique du vaisseau, précise Spaceflight Now (ouvre spaceflightnow.com dans un nouvel onglet). Prévue pour durer une dizaine d’heures, la mission a été écourtée : rentrée anticipée et amerrissage dans le Pacifique au nord d’Hawaï, environ 3 h 08 après le départ. Le vaisseau s’est couché puis a explosé à cause du carburant restant ; SpaceX ne prévoyait pas de le récupérer. Le booster, lui, s’est posé en douceur dans le golfe du Mexique.

Page de présentation des satellites Starlink Version 3 au-dessus de la Terre.

Crédit : Starlink, via Converge Digest (ouvre convergedigest.com dans un nouvel onglet), visuel de présentation des satellites V3.

Au vol 13, en juillet, des satellites V3 avaient déjà été largués, mais sur une trajectoire volontairement suborbitale : ils sont retombés une vingtaine de minutes plus tard. Cette fois, ils restent en orbite et peuvent servir. SpaceX les a conçus pour Starship, et non pour Falcon 9, la fusée qui lance jusqu’ici les Starlink.

Selon les caractéristiques communiquées par Starlink et rapportées par Converge Digest (ouvre convergedigest.com dans un nouvel onglet), chaque V3 offrirait 1 térabit par seconde en descente, environ dix fois plus qu’un V2. D’après Astronomy (ouvre astronomy.com dans un nouvel onglet), un responsable de SpaceX a estimé que ce seul vol équivalait à une vingtaine de Falcon 9 en bande passante. À terme, SpaceX veut en embarquer jusqu’à 60 par vol. Ce sont des chiffres de l’entreprise : rien n’indique encore quand ni comment les abonnés français en profiteront, ni si les prix bougeront.

Ce qui reste à prouver

  • La réutilisation du vaisseau : SpaceX rattrape déjà ses boosters avec les bras de la tour de lancement. Le vol 15 doit tenter de le faire avec le vaisseau. Selon Fox Weather (ouvre foxweather.com dans un nouvel onglet), la planification évoque le 19 octobre au plus tôt, mais SpaceX n’a confirmé aucune date.
  • Le ravitaillement en orbite : transférer du carburant d’un Starship à un autre, indispensable pour la version lunaire commandée par la NASA. Personne ne l’a encore démontré.
  • La fiabilité des moteurs, avec deux arrêts sur ce vol.

Ce succès accentue la pression sur l’Europe, dont la constellation sécurisée IRIS², 348 satellites selon la Commission européenne (ouvre defence-industry-space.ec.europa.eu dans un nouvel onglet), n’est pas encore en service.

Nous l’avions résumé dans le récap de la semaine du 28 septembre au 4 octobre.

Notre lecture (analyse). Atteindre l’orbite avec une vraie charge utile fait passer Starship du statut de prototype à celui d’outil de travail pour Starlink. Mais tant que le vaisseau finit détruit à chaque vol, la promesse d’un lanceur entièrement réutilisable, et donc bon marché, reste à démontrer.

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