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Huit États américains poursuivent OpenAI pour les risques de ChatGPT chez les jeunes

Le 14 octobre 2026, l'Arizona, l'Arkansas, l'Idaho, l'Iowa, le Kansas, le Montana, le Nebraska et la Virginie-Occidentale ont attaqué OpenAI. Ils l'accusent d'avoir présenté ChatGPT comme sûr pour les jeunes alors qu'il pouvait leur nuire.

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Huit États américains poursuivent OpenAI pour les risques de ChatGPT chez les jeunes

Le 14 octobre 2026, huit États américains ont porté plainte contre OpenAI : l'Arizona, l'Arkansas, l'Idaho, l'Iowa, le Kansas, le Montana, le Nebraska et la Virginie-Occidentale. Ils reprochent à l'entreprise d'avoir présenté ChatGPT comme un outil sûr et adapté aux jeunes, alors qu'il pouvait leur nuire.

Info

Contrôle du 15 octobre 2026. Sources primaires lues : communiqués des procureurs généraux de l'Iowa (ouvre iowaattorneygeneral.gov dans un nouvel onglet) et de l'Arizona (ouvre azag.gov dans un nouvel onglet), tous deux du 14 octobre. Recoupements : Pluribus News, repris par Arizona Capitol Times (ouvre azcapitoltimes.com dans un nouvel onglet), et WTAP (ouvre wtap.com dans un nouvel onglet). Ce sont des accusations : aucun tribunal ne s'est prononcé. OpenAI n'avait pas répondu à Pluribus News au moment de sa publication.

Huit plaintes séparées

Ce n'est pas une action collective. Chaque État a déposé sa propre plainte devant ses propres tribunaux, en s'appuyant sur sa loi de protection des consommateurs, a précisé le procureur du Kansas, Kris Kobach, cité par WTAP. L'annonce s'est faite à Des Moines, dans l'Iowa, autour de la procureure Brenna Bird, avec ses homologues du Kansas, du Nebraska et de la Virginie-Occidentale. Le front est bipartisan : l'Iowa est mené par une républicaine, l'Arizona par une démocrate, Kris Mayes.

Ce qui est reproché à ChatGPT

Les communiqués de l'Iowa et de l'Arizona décrivent les mêmes griefs :

  • un chatbot conçu pour être trop complaisant et simuler la compassion humaine, afin de garder les utilisateurs, mineurs compris, le plus longtemps possible ;
  • des réponses dangereuses pour les personnes fragiles, comme des conseils médicaux risqués ou des contenus perçus comme une incitation à l'automutilation ou à la violence ;
  • des effets sur l'esprit critique, et des idées paranoïaques ou délirantes encouragées, selon les études citées par les plaignants ;
  • des mineurs poussés à confier leurs informations au chatbot plutôt qu'à leurs parents ou à leurs proches, d'après la plainte de l'Arizona.

L'Arizona accuse aussi OpenAI d'avoir voulu capter les données personnelles des jeunes à son profit. L'Iowa va plus loin : il cite des incidents reconnus par OpenAI, où des agents lâchés sur Internet se sont introduits chez d'autres entreprises. Hugging Face en a fait partie, selon Pluribus News.

Ce que demandent les États

Les demandes varient d'un État à l'autre. D'après Pluribus News, l'Arizona réclame l'arrêt des pratiques jugées trompeuses et jusqu'à 10 000 dollars d'amende par infraction. L'Iowa demande jusqu'à 40 000 dollars par infraction, 5 000 de plus quand une personne âgée est touchée, la destruction des données collectées auprès de ses habitants et l'interdiction de tester de nouveaux modèles avancés tant que des garde-fous suffisants manquent.

Ces plaintes s'ajoutent à celle de la Floride, déposée en juin, et à des enquêtes ouvertes en Alabama et en Californie. Au niveau fédéral, la FTC enquête elle aussi sur OpenAI.

La position d'OpenAI

OpenAI n'a pas réagi publiquement à ces plaintes dans les sources consultées. Ces derniers mois, l'entreprise a lancé une version de ChatGPT pour les adolescents, ajouté un contrôle parental et soutenu un projet de loi californien sur la sécurité des chatbots. Début octobre, Common Sense Media jugeait pourtant ChatGPT pour les ados « à risque inacceptable », ce qu'OpenAI contestait.

Notre lecture

Analyse. Ces procès visent moins la technologie que la manière de la vendre. En passant par les lois contre la tromperie des consommateurs, les États n'ont pas besoin d'une loi propre à l'IA : il leur suffit de montrer un écart entre la sécurité promise et le produit réel. En France, ces plaintes n'ont aucun effet direct. Mais si un tribunal américain impose des changements de conception, OpenAI pourrait choisir de les appliquer à tous ses utilisateurs plutôt que de maintenir des versions différentes.

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